Prémisses

Constance, je te poursuis. Avec la maturité, j’espère pouvoir marcher à tes côtés.

 

Le point de départ de ma folle aventure tient en 140 caractères.

 

Twitter et son rhizome d’anonymes.

 

Kimi, que je ne connaissais absolument pas (le contraire aurait été moins marrant) et moi nous lamentions sur le marasme de nos vies respectives (se confier à des étrangers tout en étant dissimulé derrière l’épaisse toile du net, c’est tellement plus facile); lorsque, en quelques touches de clavier, nous avons monté le projet d’aller ensemble au concert d’un de nos groupes préférés… en Malaisie.

 

– Si tu me dis oui, on y va

– Je voulais essayer de la faire cette tournée, de toute façon…

– Alors, c’est OK.

 

Suite à cette conversation, j’ai acheté les places de concert et j’ai commencé à construire l’idée de mon voyage…

 

Quand la vie réelle prend de la dimension grâce au virtuel.

 

 

Vidéo

이승환 Lee Seung Hwan – 내게만 일어나는 일

Beau.

Bouleversante composition. Le clip est magnifique (les couleurs, les danseurs et leurs intentions, tout)… J’aime cette ouverture dans le texte qui laisse place à l’imagination.

Que voit-on ? Une jeune fille vêtue de blanc s’éveillant dans une sorte de forêt, sous le regard d’un être habillé de noir. La fille revêt ce qui pourrait s’apparenter à une couronne. Cela laisse supposer qu’elle serait un personnage important de ce lieu. Des êtres dépourvus d’humanité se mettent à la pourchasser. Un guerrier qui semble, d’abord, ne pas appartenir au même monde, se décide à combattre ceux qui poursuivent l’héroïne… Pourquoi ? Où se situe l’ordre dans cette succession d’images ? L’écriture du clip nous laisse le deviner.
La fille disparaît de l’image lorsque le combattant entre en action mais pourtant sa présence est toujours perceptible puisque l’on devine que c’est pour ou à cause d’elle que l’homme, seul, se bat. A l’issue de la lutte, il perd et meurt… C’est alors qu’il retrouve la jeune fille du début (j’emploie ce mot mais aucune chronologie n’est clairement définie), qui semble avoir changée : passage d’une robe blanche simple à un vêtement plus sophistiqué et sombre.

Quelle lecture faire de cette vidéo ? Une lecture linéaire ou métaphorique ?

La forêt représente la nature à l’état sauvage, c’est un lieu d’aventures, un espace initiatique, un endroit où l’on doit faire face à soi-même, à ses peurs, afin de changer d’état.

Alors est-ce que la forêt de ce clip ne serait pas la forêt intérieure de l’homme seul ? La fille représenterait un idéal, les êtres dénués d’humanité, ses propres démons…. ?

Je ne sais pas et c’est ici plaisant. Je divague probablement, mais la vidéo me le permet.

Que dire de la chanson  ? Elle narre l’histoire d’un homme (moi et mes préjugés dessinons un homme) dévasté à la suite d’une rupture. Une rupture qu’il aurait lui-même provoqué parce qu’il n’aurait pas su faire face au temps, qui a lentement défait les nœuds qui les liaient, lui et sa chérie. Ce n’est qu’une fois la perte effective de son amour qu’il se rend compte qu’il a perdu quelque chose de précieux. Son monde n’est plus le même. Ils deviennent l’un pour l’autre, des étrangers. (blablabla). Et pire que tout, alors que lui ne conçoit le bonheur qu’avec elle, sa chère et tendre l’a trouvé auprès d’un autre.

Il fait pitié. La chanson est triste. Mais c’est de ce sentiment que naît la beauté du truc. L’absence d’ombre signifie l’absence de lumière… JUNG a écrit là-dessus. Rien à voir mais c’était pour signifier que  j’aimais le mariage de notions/sentiments antithétiques.

Niveau musique, il y a une belle montée en puissance mélodique… durant les couplets on imagine (J’imagine) qu’il narre les faits, expose ses sentiments. Au moment du refrain il fait entendre sa complainte, son cri (l’accompagnement musical des refrains va crescendo : le dernier refrain représentant le climax de la mélodie). Le rap de MC Meta of Carion (lol, doit y’avoir une erreur de traduction), une fêlure dans la structure de la chanson, procède de la même façon : d’abord un murmure, qui se change, à mesure que son débit s’accélère, en cri (oui. bon. en petit cri).

Bref, j’aime cette chanson, putain !!!!!!!!!!!

Vidéo

Flower.

J’ai aimé cette chanson dès sa sortie (JUNHYUNG), mais ce n’est que bien après qu’elle s’est mise en tête d’envahir la mienne. Ou était-ce moi ?

Je pense qu’elle a été conçue ainsi. Qu’elle a été façonnée pour s’insinuer lentement chez son auditoire.

J’aime les riff obsédants du synthé, la ligne de basse un peu jazzy (je crois), le mélange des sons électro « dubstepants » (oui, oui, mot qui existe… nulle part ailleurs), les scratchs, les variations de la batterie que l’on entend très distinctement, les saxos faisant écho à l’atmosphère jazzy que je crois discerner. Et plus que tout le côté sombre qui vient de je-ne-sais-où et qui lie le tout.

Junhyung chante l’histoire d’un papillon qui se trouve séduit par la douceur d’une fleur. Malheureusement celle-ci le quitte, en lui laissant seulement sa fragrance dont il est désormais dépendant. Ainsi, même après leur séparation, elle continue de vivre en lui, à travers cette odeur qui demeure. Mais le parfum de la fleur s’évapore avec le temps, il n’est bientôt plus en mesure de sentir sa chaleur. C’est pourquoi il lui demande, une toute dernière fois, la permission d’être pris dans ses bras.

J’éprouve un très grand respect pour Junhyung qui a écrit, composé et produit toutes les chansons de ce mini-album, aidé par les membres de son équipe. Et je pense sincèrement que cet opus n’a pas rencontré le petit succès qu’il méritait.

쏜애플 (Thornapple) – 빨간피터

붉은 사과를 한 입 베어 물고
내가 아닌 누군가가 되었던 계절

Durant cette saison, croquant un morceau de pomme rouge

je suis devenu quelqu’un d’autre,

아무의미도 없는 화장을 하고
나도 몰래 흥얼거린 타인의 노래

Je porte un maquillage vide de sens

Et je fredonne la chanson d’un autre, en secret.

난 한 낮에 뜬 보이지 않는 달
난 다섯 번째 계절에 피어난 꽃
난 떠난 이의 메마른 입맞춤

Je suis l’invisible lune du jour

Je suis la fleur qui fleurit durant la cinquième saison

Je suis l’aride baiser de celui qui n’est plus.

넘쳐흐르는 나를 흘려보내고
내가 아닌 누군가가 되었던 계절

Cette saison, laissant mon être s’écouler, mon moi, déborder

Je suis devenu quelqu’un d’autre,

사랑스런 당신의 흉내를 내고
거울 앞에서 느낀 절정의 순간 

J’ai connu l’extase devant le miroir

En t’imitant, si belle

난 한 낮에 뜬 보이지 않는 달
난 다섯 번째 계절에 피어난 꽃
난 떠난 이의 메마른 입맞춤
난 열 세 번째 달에 쓰여진 노래

Je suis l’invisible lune du jour

Je suis la fleur qui fleurit durant la cinquième saison

Je suis l’aride baiser de celui qui n’est plus.

Je suis la chanson écrite au cours du treizième mois

오직 나를 비추는 누군가의
눈 끝에서만 숨을 쉴 수 있는 

Je ne respire que lorsque prend fin, le regard

De ces yeux qui ne voient que moi


아무도 모르는 파란 길로
아무도 모르는 파란 길로
갈 수 없지

Cette route bleue inconnue de tous

Cette route bleue inconnue de tous

Je ne peux l’emprunter

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Chanson extraite de l’album 난 자꾸 말을 더듬고 잠드는 법도 잊었네  (Je continue de bégayer et j’ai oublié comment m’endormir)

C’est l’une de mes chansons préférées tous styles et toutes nationalités confondues. C’est également l’un de mes albums préférés.

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Adaptation en français réalisée en grande partie à partir des versions anglaises de @eeriePub_Co et de Sangha (disponible sur http://lyricalmovement.wordpress.com). Je me suis également aidée du dictionnaire coréen-anglais de Naver.

Je suis persuadée que ma version comprend des erreurs, mais en même temps convaincue d’être proche d’une forme de réalité.